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origine boussayDes origines de Boussay on ne sait rien, ou presque, si ce ne sont quelques histoires plus ou moins fantaisistes que l’on peut lire ou entendre ici ou là. Car en vérité les origines véritables d’une paroisse en l’absence de toutes archives ou documents recoupés, sont loin d’être définies avec autant de  certitudes.

De l’époque romaine,  nous ne possédons aucun écrit et bien sûr à plus forte raison aucune tradition orale, un laboureur nous dit-on, aurait trouvé dans un champ une statuette romaine, mais personne n’a su, dire, où, quand et qui a bien pu faire cette fameuse découverte. Quant à une cloche datée  de 1111, c’est possible mais loin d’être avéré, d’autant que les bleus se seraient chargés de faire disparaître cette preuve irréfutable ainsi que les précieuses archives qui avaient été dissimulées en 1793 à l’intérieur du clocher, les colonnes infernales dans leur déchaînement les  firent flambées en même temps que l’édifice. Il paraît même aux dires de certains que ces documents auraient été vraiment  de nature à nous éclairer sur le Boussay  dès ses origines.

Aujourd’hui au regard de toutes ces précautions d’usage que peut-on en  dire ? : sans vouloir nous prononcer de manière affirmative, nous nous permettons cependant quelques  hypothèses. Au regard de l’histoire, nous savons  que par tradition la paroisse était tournée au moins pour moitié vers le très proche Tiffauges, situé comme on le sait  à seulement quelques kilomètres, (les mesures agraires utilisées étaient alors celles de Tiffauges)  Il n’est donc pas interdit de penser que Romains et Teiphales firent de fréquentes incursions sur notre territoire, d’autant que la voie pictonne (bien antérieure à l’époque gallo-romaine) reliant Poitiers à Nantes la traversait en son milieu. Par ailleurs on sait combien les gens du Moyen Age  voyageaient beaucoup, mais à pied pour le plus grand nombre. Il est donc pas  improbable qu’en période d’hiver comme pour la sécurité du voyageur que l’on ait établi de ci de là quelques lieux d’hébergements, l’esprit mercantile ne devait pas être moindre hier qu’aujourd’hui. De plus, c’est sans doute à la faveur de certaines saisons favorables et de certaines périodes redevenues plus sereines, que ce sont développées les grandes expansions démographiques. Ces dernières allaient tout naturellement nécessiter la mise en culture de terres jusque là en friches. Mais là encore certaines conditions devaient être réunies,  à savoir, situer les exploitations dans des lieux où le sol était facile à travailler compte tenu des engins aratoires de l’époque et de plus elles devaient être situées à proximité d’un point d’eau capable de subvenir aux besoins des hommes et des animaux comme des cultures, d’autant que placé sur un point élevé le lieu pouvait éviter les mauvaises surprises.

Ce sont en résumé quelques pistes qui peuvent être explorées, mais elles ne sont en définitive que suppositions, qui mériteraient d’être étayées par des documents plus circonstanciés.